Assemblée Générale 2007
de la fédération des combattants de moins de vingt ans.
Les présidents des sections nationales et du Luxembourg.
Monuments aux morts ville de Bourges (20/06/2007)
devant le buste d'André MAGINOT à Neuvy.

14 juillet 2007, Champs-Elysées.
Cérémonie d'hommage national aux Harkis aux Invalides.
Angel Luengas, Marc Boizot, Guy Martin, Maryse Boizot, le 25 septembre 2007.
Interventions du premier ministre
Mesdames et messieurs,
Avec force, avec solennité et émotion, je veux réaffirmer aujourdhui, au nom du Gouvernement français, la reconnaissance de la Nation envers les Harkis.
Musulmans dAlgérie, ils ont entendu lappel de la République française, et ils ont pris les armes, aux côtés ou au sein des troupes régulières.
Par fidélité, par loyauté, avec abnégation, ils ont accepté de mener sur leur sol un combat cruel et incertain.
Dans cette guerre masquée, ils se sont déclarés soldats. Ils sont devenus harkis, tirailleurs, spahis, moghaznis [moraznis], assès.
Ils ont rejoint les Groupes mobiles de sécurité, les groupes dautodéfense, les sections administratives spécialisées.
Lhistoire les a dressés contre dautres hommes qui, la veille, étaient leurs frères.
Dans ce conflit, la République a considéré leur vaillance, leur courage, le dévouement que le sens de lhonneur leur inspirait.
Mais elle a fermé les yeux sur leur jeunesse, leur vulnérabilité, la précarité extrême de leur situation personnelle et familiale, le fardeau dincertitude que le règlement de la guerre déposait sur leurs épaules et sur celles de leurs descendants.
Trop longtemps, la France a baissé les bras devant lobligation contractée à légard des Harkis. Parce que le sacrifice de leurs biens, de leurs terres, de leurs droits et de leur sécurité, parfois de leurs vies, dépassait toute mesure, elle na pas su le reconnaître.
De son impuissance, elle a fait un abandon. Au moment où les Harkis sen remettaient à elle, elle les a conduits par les chemins de loubli vers les camps de transit de Lascours, de Rivesaltes, de Saint-Maurice-lArdoise, de La Rye, de Bias, de Bourg-Lastic, de Sainte-Livrade. Elle les a écartés dans une soixantaine de "hameaux forestiers", cantonnés dans les 42 "cités urbaines". Elle a prolongé leur angoisse, leur détresse, leur déchirement.
Depuis 2001, la Journée nationale des Harkis interdit cette démission de la mémoire. Elle célèbre leur fidélité et leur bravoure. Elle aide à honorer cette communauté large, à faire connaître et comprendre la dette que la France lui conserve.
Pour que la France rende aux Harkis ce premier et légitime hommage, pour que la loi du 11 juin 1994 soit votée à lunanimité au Parlement, il a fallu plus de 30 ans.
Aujourdhui, nous devons poursuivre sur cette voie. Nous avons besoin dune réconciliation sincère des mémoires, dun apaisement véritable des esprits et des coeurs. Une fondation pour la mémoire de la guerre dAlgérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sera créée à cet effet en 2008. Ces questions lui seront confiées. Des historiens indépendants effectueront ce travail.
A cet instant, dans tous les départements français, les Harkis reçoivent un juste hommage, et celui-ci doit rejaillir sur leurs enfants et petits-enfants. Ici, aux Invalides, où résonnent les cris de gloire et de douleur de lhistoire militaire française, cest lhommage du Gouvernement que je leur rends devant vous.
Vive la République, vive la France !
Vendredi 24 août 2007
Sur invitation du maire du 8ème arrondissement de Paris et du comité d'entente des anciens combattants, notre fédération (Angel Luengas et Marc Boizot) a assister aux dépôt de gerbes pour le 63ème anniversaire de la libération de Paris.
Juin 2008
Ravivage de la flamme à l'arc de Triomphe par la Fédération des moins de vingts ans et veuves.

Octobre 2008
Marc Boizot et son épouse avec le drapeau Fédéral
devant le monument aux savoyards morts pour la France.
Mars 2009
La Fédération est présente à l'assemblée de la section Loir et Cher.

Paris
Aux Invalides, Jean-Marie Bockel remercie notre Fédération.